vendredi, juin 30, 2006
Le rêve a commencé...
Un doux parfum de Juillet 1998, quelle soirée, quel match...Des rues envahies (malgré la pluie orageuse) par le Bleu, le Blanc, le Rouge, envahies par des cris de joie, des coups de klaxon, des sourires et du bonheur, voilà ce qu'on attendait, voilà ce que doit générer le football. Et la joie fut à la hauteur des inquiétudes créees par les premières sorties des Bleus, la joie fut à la hauteur de la qualité du match, la joie fut à la hauteur de la grandeur de notre équipe...Qu'a - t - il manqué à ce match !? Pas grand chose. C'est incontestablement le meilleur match de ce Mondial : de l'intensité physique, de la qualité technique, des duels engagés, des joueurs généreux et combatifs, pas de mauvais gestes, pas de tricherie (Titi en a rajouté un tout petit peu !? oui...), peu d'occasions certes mais 4 buts, tous valables...Nos Bleus ont été courageux, concentrés, irréprochables et ont suivi tout le long du match la stratégie mise en place. Oui, les Espagnols se sont mordus les dents sur notre milieu de terrain et notre défense, leur jeu de passes rapides est devenu stérile et ils n'ont pas eu la moindre occasion dangereuse. Oui, les Français se sont appuyés sur la récupération de balle et les contres pour se créer des opportunités et oui, les Français ont été réalistes, convertissant en but quasiment toutes leurs bonnes occasions. Toute l'équipe a été magique (à part Malouda un peu en dedans quand même) mais il faut souligner la performance de nos 3 joueurs "symbole", ceux qui ont fait basculer le match, ceux qu'on attendait et qui, bien évidemment, ont répondu présent. En premier, il y eut la Mascotte, le Petit Francky Ribéry. Quelle générosité, quel courage, quelle présence et quel talent !!! Il était devenu indispensable en quelques matches, il a amené ce qu'on attendait : de la fraîcheur, de la vitesse, de l'opportunisme et un petit brin de folie. Il avait été jusque là un peu maladroit dans le dernier geste, mais lorsque Vieira le met sur orbite dans un une-deux limpide, il ne tremble pas devant Casillas et inscrit le but le plus important du Mondial pour la France, le but de l'égalisation (juste avant la mi - temps), le but qui crucifie les Espagnols. Puis, il y eut le Grand Pat', Patrick Vieira, homme du match pour la deuxième fois consécutive. Du volume du jeu, des ballons grattés au milieu, une présence physique énorme du début à la fin, lui et son compère Makélélé forment la meilleure paire de milieux défensifs du Monde. Et pour la deuxième fois de suite, Pat' a aussi grandement participé à l'animation offensive : une passe décisive pour Ribéry et un but, capital pour la victoire. Il était depuis plusieurs mois à la dérive et, en grand champion qu'il est, il a su revenir au bon moment. Enfin (et j'en frissonne rien qu'en écrivant), il y eut Notre Icône, l'Idole de la Nation, l'Ange Gardien de l'Equipe de France...aucun grand match ne peut se finir sans un petit quelque chose de Zizou. Aucun grand match ne peut avoir lieu sans que Zizou soit grand lui aussi. Il a été toujours là au milieu, au pressing ou à la baguette, combinant avec Vieira ou Ribéry, cherchant constamment les appels d'Henry. Il a été le déclencheur des meilleures attaques françaises et a déposé le ballon dans la surface pour le deuxième but français. En fin de match, avec ses "vieilles" jambes et son talent intact, il a mené le contre, mystifié le reste de défense ibérique et crucifié son partenaire du Real Casillas pour marquer de son empreinte ce nouveau grand match des Bleus. Le lien qui rassemble Zizou et Son équipe nationale est trop fort pour que des Espagnols un peu trop chambreurs, arrogants et sûrs d'eux mettent un terme à l'Histoire de Zidane en Bleu.
Voilà, nous y sommes...Le Grand Match, l'Affiche, la Revanche, on appelle ça comme on veut, mais c'est une nouvelle page d'Histoire footballistique qui va s'écrire. Demain soir, la France entière sera devant l'écran, en famille ou entre amis, la France va trembler, vibrer, se crisper, elle riera ou pleurera, elle fera probablement la fête, car la victoire n'est pas impossible, loin de là...Les Brésiliens proposent le même style de jeu que les Espagnols, il "suffit" juste de remettre le couvert comme mardi soir, et comme notre équipe continue sa montée en puissance, les Brésiliens peuvent se faire du souci.
Le rêve a commencé mardi soir, on espère tous qu'il va se prolonger encore une semaine supplémentaire...Allez les Bleus !
